[Football] CdM : L'Espagne sur le toit du monde

Publié le par stephol07

Championne d'Europe en titre et favorite de cette première Coupe du Monde sur le sol africain, l'Espagne a remporté le titre mondial et accroche sa première étoile sur son maillot rouge.

 

Une finale logique

 

Après la chute des deux finalistes de la précédente édition, la France et l'Italie, dès le premier tour, on sentait venir un renouveau sur le football mondial. Un renouveau déjà confirmé par la terre d’accueil de cette Coupe du Monde. L’Afrique du Sud, premier pays africain à organiser l’événement. Malgré ce renouveau et la découverte d’équipes comme la Corée du Nord et la Nouvelle Zélande et la confirmation d’équipe comme le Chili ou le Paraguay, les n°2 et 3 du classement FIFA semblaient se dégager, même devant le n°1 brésilien qui est de toute manière presque tout le temps premier de ce classement quels que soient ses résultats.

Après avoir sorti la Slovaquie (2-1), la Hollande éliminait un Brésil qui montait en puissance mais malgré tout moyen (2-1). Elle se retrouvait opposée à la surprise Uruguay, tombeur de la Corée du Sud (2-1) et du Ghana (1-1, 4-3 aux t.a.b.) Le petit pays sud américain avait retrouvé son lustre d’antan, quand il avait gagné deux fois aux débuts de la compétition. Les Pays-Bas, pas extraordinaires mais réalistes, passaient tout de même en finale après avoir tremblé dans les derniers instants (3-2).

La Roja avait, quant à elle, plus peiné en phase de poule avec une défaite d’entrée face à la Suisse (0-1) et une victoire difficile mais décisive face au séduisant Chili (2-1). Les autres victoires furent moins compliquées , celles face au Portugal et au Paraguay, les deux sur un score de 1-0. En demi-finale, les Ibériques se retrouvaient opposés aux Allemands qu’ils avaient battu en finale de l’Euro 2008. La Mannschaft venait de signer un succès retentissant face à l’Argentine de Diego Maradona (4-0). Elle se montra pourtant complètement amorphe face à l’Espagne qu’elle n’inquiéta jamais (1-0). Il faudra cependant suivre cette Allemagne dans les prochaines années car elle disposait de la moyenne d’âge la plus jeune et de jeunes très prometteurs comme Özil, Boateng, Khedira et surtout Müller.
Deux grandes nations du football allaient se rencontrer en finale, deux nations qui respirent le football mais jamais là dans les grands rendez-vous.
Ce serait la troisième finale pour les Pays-Bas, la première pour l’Espagne, tous deux pour inscrire une première étoile sur leur maillot.

 

Une finale tendue

 

Cette finale attendue fut très tendue. En effet, les joueurs semblaient crispés et la première mi-temps fut hachée par les nombreuses fautes. Quant aux cartons, ce fut une distribution pendant tout le match, avec 5 avertissements pour l’Espagne et 9 pour la Hollande, dont un deuxième pour Heitinga dans les prolongations, synonyme d’expulsion. Pour ce qui est du jeu, cette première période nous laissait sur notre faim. Malgré l’agréable tension des matchs à enjeu et quelques frissons sur deux frappes de Ramos (5’ et 11’) et un tir de Robben dans les arrêts de jeu, il fallait une décomplexion des équipes pour régaler les passionnés. L’Espagne s’était contentée de mettre le pied sur le ballon en attendant des Oranjes qui ne venaient jamais. Un soupçon d’audace des Ibériques rendit joueurs les Hollandais dès le retour des vestiaires. Mais les occasions restaient rares pour les deux camps et la partie continuait d’être un combat physique. Petit à petit, la Roja prenait de plus en plus la maîtrise du jeu. Les Pays-Bas opéraient en contre et se montraient d’ailleurs très dangereux, notamment à la 62’ sur une passe en profondeur de Sneijder à Robben. Le Munichois, seul face à Casillas, voit sa frappe détournée du bout du pied par le portier madrilène, donnant lieu à l’arrêt de cette Coupe du Monde. 7 minutes plus tard, c’est au tour de Villa d’avoir un face à face perdu avec Stekelenburg après un superbe numéro de Navas côté droit.

Dans les dernières minutes de la seconde période, les Espagnols buttent sur la défense des Oranjes qui, quant à eux ne jouent plus les contres à fond, pourtant leur seul moyen d’amener le danger devant le but espagnol, malgré cette nouvelle action de Robben qui avait pris de vitesse Puyol alors que Casillas effectuait une bonne sortie (83’). Les deux équipes semblaient attendre les prolongations…

L’Espagne reprenait de plus belle lors des 30 minutes supplémentaires. Un penalty était oublié sur une faute de Heitinga sur Xavi (93’). Puis Fabregas ratait une frappe du gauche (95’) à laquelle répondait Mathijsen de la tête (96’). Navas (102’) et Fabregas (104’) tentait en vain. En deuxième mi-temps des prolongations, la pression devenait énorme de l’Espagne et Heitinga, fébrile, prenait un second carton jaune synonyme de rouge pour avoir retenu Iniesta qui filait dans la surface. Robben est même tout prêt de laisser son équipe à 9 contre 11 en poursuivant son action suite à un hors-jeu (113’). Mais le coup de grâce de la Roja arrive enfin à la 116’. Servi par Fabregas, Iniesta se retrouve seul face à Stekelenburg et arme une frappe du droit limpide qui fait trembler les filets. 1-0 pour l’Espagne. Les Pays-Bas ne reviendront jamais au score. Le meilleur a gagné, c’est la victoire du beau jeu à une touche de balle. Même si on l’a moins vu dans ce match, ce jeu, quand il est bien fait, fait devenir le football non plus un sport. Le football devient de l’art.

 

SRC

 

 

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